|
Il
y a ceux qui sont seuls alors qu’ils ont tant
besoin des autres. Entourés mais pourtant isolés.
Sans raison valable. Comme le vilain petit canard.
Seule
solution pour survivre : Faire taire sa différence
sous peine d’être reniés, abandonnés.
Seul dans un environnement inadéquat où
nous ne pouvons pas exprimer notre personnalité
ni être reconnue dans notre besoins ou nos actions,
nous allons être amenés à nous
renier nous-même.
Dans
ces conditions, comment être Soi alors que nous
sommes différents de ceux que nous aimons,
alors que nous nous sentons esseulés et incompris
? Et la solution terrible arrive : s’oublier
pour eux au profit de leurs besoins, leurs exigences,
leur personnalité. Et aussi leur donner l’attention
que l’on voudrait recevoir, car faire cela,
c’est déjà la moitié du
chemin, c’est espérer que demain les
choses changent et qu’enfin, nous serons vus,
reconnus, aimés.
Mais
accepter cela c’est s’oublier, c’est
mourir petit à petit. Alors au bout d’un
temps, la situation devient insupportable, le trop
plein de haine ou de colère, la rébellion
s’installe, les reproches, les critiques, les
« faire mal autant que j’ai mal »,
les « mais tu vas me voir ? », en fait
les signes de la vie qui veut enfin vivre et non plus
survivre. Mais notre naturel ne nous pousse pas forcement
à cette violence et, sans comprendre qu’elle
est garante de notre survie à ce moment là,
nous commençons à avoir peur de nous
même, de ces réactions qui nous sont
étrangères. Jusqu’où risquons
nous d’aller ?
Les
phases de soumission et d’altruisme succèdent
aux phases de rébellion.
Alors nous fuyons les conflits, nous apprenons le
silence.
Mais
il y a aussi, ceux qui, trahis, en butte au mensonge
et à la lâcheté, enfermés
dans l’incompréhension de l’autre
et du monde, recherchent désespérément
un environnement loyal, sincère et fiable,
un environnement qui corresponde à leurs repères,
où ils pourront enfin devenir confiants parce
que l’autre sera comme eux. Et avec la confiance,
arrivera la liberté de profiter de la vie.
Et
pour atteindre leur but d’amour, de confiance
ou de survie simplement, certains s’améliorent
sans cesse, intransigeants envers eux, toujours meilleur,
toujours au top. Pas de répit, une marche forcée
vers la perfection qui les fera être reconnus,
admirés à défaut d’être
aimés. Accumulant les connaissances, la persévérance
et l’opiniâtreté, ils apprennent
le courage, l’optimisme, la créativité,
l’autonomie.
D’autres développent
l’altruisme, le service aux autres pour se sentir
utiles, ou la loyauté, la simplicité,
créant pour les autres le monde dont ils ont
besoin, fuyant ainsi leurs peurs.
D’autres
encore, refusant de reconnaître leurs blessures
de cœur, vont prendre de ce monde, le coté
matériel. Course à l’argent, projets
de travail ou de loisirs sans cesse renouvelés,
le mouvement perpétuel qu’ils entretiennent
leur permet de fuir un cœur toujours blessé,
un vide chronique.
D’autres
entrent dans l’alcool, la cigarette, la drogue
comme on entre dans la religion. Mais sans y trouver
la force et l’indépendance qui en découle,
ils sombrent dans la faiblesse, l’oubli, la
fuite.
Pour
qu’arrive la sérénité et
le détachement, il faudra que tous aient perdu
l’espoir, l’espoir d’être
vus, entendus, compris. L’espoir de trouver
leurs semblables, leur clan, eux-mêmes...
Alors
seulement à ce moment là, du plus profond
d’eux, dans ce vide qui se sera installé,
jaillira, comme une fusée, la certitude de
qui ils sont, au delà de leurs blessures, du
temps, de la société. Et avec elle,
la force d’être, la joie de vivre, la
Vie elle-même. Plus de peurs et de doutes. Désormais,
ils sont.
C’est
la souffrance qui nous amène à évoluer
pour, par et au travers des autres.
Travailler sur soi permet de réduire le «
temps d’errance ou d’attente et de souffrance
».
Mémoire cellulaire, psycho
généalogie, thérapie corporelle
ne servent qu’à éliminer les
blessures et contraintes qui nous empêchent
de prendre contact avec notre réalité
première. Le but ultime étant d’avoir
la liberté d’être Soi.
Les thérapies servent
à cela, et c’est pour cela que toutes
nos thérapies sont brèves, car la vie
n’attend pas, c’est tout de suite, maintenant.
La liberté n’est
pas le droit au vice ou à la paresse, la liberté
c’est l’accomplissement d’un devoir
qui nous garantit l’exercice un droit.
Donner
sans conditions, c’est s’acheter un esclave
ou faire un ingrat.
Pour
être en paix avec les autres, il faut d’abord
être en paix avec soi-même.
|